Le Conseil Mondial de l’Energie et tous les organismes spécialisés estiment que la consommation mondiale d’énergie devrait s’accroître de 40 % d’ici 2035 et doubler d’ici 2050, notamment en raison du développement démographique et de l’industrialisation.

Les énergies marines renouvelables, des solutions pour demain

Aujourd’hui, les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) représentent encore plus de 80% de la production totale d’énergie dans le monde. Or, ces réserves énergétiques ne sont pas inépuisables : au rythme de consommation actuelle, le pétrole devrait arriver à épuisement dans environ 50 ans, le gaz dans 60 ans et le charbon d’ici à une centaine d’années. Par ailleurs, l’usage de ces énergies fossiles accélère le phénomène de réchauffement climatique, dû notamment à l’émission de gaz à effet de serre.

L’approvisionnement en énergie, indispensable à la croissance économique et à la préservation de l’environnement sont des enjeux de préoccupation majeurs des états, qui choisissent aujourd’hui d’investir dans des infrastructures de production d’énergie qui permettent de répondre : à la demande énergétique croissante, aux attentes des populations en matière de sécurité, sûreté et protection de l’environnement et de réduire les émissions de CO2 . Ces investissements doivent être réalisés au bon moment et au bon endroit pour maintenir un approvisionnement suffisant en énergies renouvelables et atteindre les objectifs fixés.


Dans ce contexte, les énergies marines renouvelables permettent d’améliorer l’empreinte carbone de certaines installations et constituent de nouvelles sources énergétiques, renouvelables et respectueuses de l’environnement.







Le gisement énergétique que la mer nous offre est considérable. Avec 70% de la terre recouverte par l’océan et deux tiers de la population mondiale vivant à moins de 150 kms des côtes, la mer représente une source inépuisable d’énergie renouvelable, qui peut satisfaire les besoins croissants de la population mondiale tout en garantissant une empreinte décarbonée

En France, en Europe et dans le monde, les initiatives en faveur du développement des énergies marines renouvelables et notamment de l’énergie du vent en mer, se multiplient.

En France, Naval Energies se prépare ainsi à répondre aux futurs appels d’offres prévus dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) publiée en 2020.

Les appels d’offres suivants sont prévus : 250 MW en Bretagne en 2021, 250 MW en Méditerranée en 2022, puis entre 250 et 500 MW en 2024. La cadence suivante sera d’un appel d’offres par an à partir de 2025, de l’ordre de 500 MW.

L’Union Européenne a parallèlement publié fin 2020 sa stratégie sur les énergies marines renouvelables qui prévoit notamment 60 GW d’éolien en mer en 2030, puis 300 GW en 2050, auquel l’éolien flottant contribuera à hauteur d’un tiers, soit 100 GW.

Ailleurs dans le monde, Naval Energies collabore avec Hitachi Zosen Corporation, un développeur et un industriel de premier plan dans les énergies renouvelables au Japon, pour un projet commun dans le domaine de l’éolien flottant. En Écosse, Naval Energies a rejoint le cluster éolien en mer DeepWind, auquel l’entreprise propose son expertise dans l’éolien flottant dans le cadre des appels d’offres Scotwind Leasing annoncés récemment par le gouvernement écossais. Aux États-Unis, Naval Energies a rejoint Offshore Wind California en juin 2020, une association internationale de développeurs d’éoliennes offshore et de sociétés technologiques axées sur le marché californien.

Avec un potentiel techniquement exploitable (PTE) de 3500 GW dans le monde, l’éolien flottant constitue le premier gisement d’énergie marine renouvelable pour l’avenir, loin devant l’éolien offshore posé.

Sur le volet de l’énergie thermique des mers, Naval Energies est l’un des signataires du protocole « territoires d’industrie » relatif à l’écotechnoport de Bois Rouge, sur l’Île de la Réunion. Ce projet constitue une avancée majeure pour les projets de valorisation d’eau de mer des profondeurs.