C’est plus de 18 fois la demande mondiale actuelle d’électricité. Ce qui signifie que l’éolien en mer lui-même pourrait compenser les différents systèmes de production d’électricité et répondre à la demande actuelle et celle à venir. D’ailleurs, les deux tiers de la population mondiale vivent à moins de 150 km des côtes, il est donc naturel que le secteur croisse de manière exponentielle avec l’émergence de cette technologie dont pourrait bénéficier à une très large population.

Le dernier rapport du Carbon Trust prévoit que le marché de l’éolien en mer flottant atteindra 10,2 GW d’ici 2030, 28 GW en 2033, 70 GW d’ici 2040. Un rapport récent du DNV GL table quant à lui sur une puissance installée de 250 GW d’éolien flottant en 2050.

Pour la France, l’Agence de transition écologique ADEME identifie un potentiel technique exploitable en France conciliable avec les autres usages de la mer de 33 GW pour l’éolien flottant, soit le double du potentiel de l’éolien en mer posé, estimé quant à lui à 16 GW.

Tenant compte de l’essor et du potentiel de l’éolien en mer, l’État français a révisé les objectifs à la hausse durant l’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie couvrant la période 2019-2028 et prévoit ainsi le déploiement de 5,2 à 6,2 GW d’éolien en mer. L’État français valide donc l’utilité de cette ressource par sa capacité de production et sa complémentarité avec l’éolien terrestre pour renforcer la sécurité d’approvisionnement électrique française. Déjà trois appels d’offres dédiés à l’éolien flottant sont prévus pour l’attribution d’une capacité cumulée de 750 MW d’ici 2022.

Le potentiel de l’éolien flottant et l’importance du marché à venir attirent un grand nombre d’acteurs, aussi bien des développeurs de projets de parcs de production d’énergie renouvelable que des grandes entreprises pétrolières et gazières qui souhaitent diversifier leurs activités et se positionnent clairement sur ce secteur.